Et toi, tu te mens aussi ?

Je me suis toujours considérée comme une piètre menteuse.

Principalement parce que j’ai toujours envisagé le mensonge comme une source infinie d’emmerdes en tous genres (l’engrenage, le truc dont il faut se souvenir pour ne pas se trahir qui installe une insidieuse, mais permanente tension dans l’esprit, les problèmes relationnels que cela occasionne, etc.).

Donc, je mens très mal.

Depuis toujours.

Adolescente déjà, j’étais connue dans mon groupe de copines pour être celle à qui il ne fallait JAMAIS confier un secret/gossip sur quelqu’un, parce que dissimuler (donc mentir) me mettait tellement la pression que je me débrouillais (dans un laps de temps remarquablement court) pour TOUT balancer dans un magnifique lapsus libérateur à la personne en question.

Et encore, dans ce laps de temps remarquablement court, je me sentais presque aussi à l’aise que le type qui va se faire gauler à la douane dans Midnight Express (film très 20e siècle, certes, mais qui décrit à peu près bien l’idée ^^).

Une étoile filante, je te dis.

Bon, si je n’aime pas mentir, cela n’a aucun lien avec mon immense valeur morale ou ma parfaite intégrité, hein.

femme flottant à la surface de l"eau

C’est juste que cela ne colle pas à mon besoin vital de simplicité et de transparence dans mes relations. Il n’en reste pas moins vrai qu’il y a une connotation morale dans le mensonge.

Ouvrons le Larousse : si on part du principe que le mensonge est une assertion contraire à la vérité, c’est quoi, la vérité ? C’est que qui est conforme à la réalité…

OK, mais alors, c’est quoi, la réalité ? (Tu la vois venir, la mise en abîme ?) Mouhahahaha (rire diabolique…)

Bon allez, j’arrête 🙂

De là où je les observe, la vérité et le mensonge ne sont que deux traductions polarisées (la première, plutôt socialement valorisée et la deuxième, le truc maaaaaal) de ce qu’est la réalité.

Et la réalité est, je pense que tu l’auras remarqué (sauf à vivre dans un univers parallèle) est relative et changeante.

Voilà, Voilà.

Débrouille-toi avec ça.

(Naaan, je plaisante.)

Mais revenons à nos mensonges.

femme avec tuba sous l"eau

Appelons-les « petits arrangements personnels », si ça passe mieux ainsi.

Ce que je découvre dernièrement (grâce à l’effet miroir de certains de mes clients), c’est que même si, comme je te l’ai expliqué, j’ai horreur de mentir aux autres, c’est nettement moins évident vis-à-vis de moi-même… Si je vais vraiment chercher en profondeur (là où personne ne regarde, bien caché tout au fond, dans l’ombre), le mensonge fait partie intégrante de moi-même.

Je « m’arrange » régulièrement avec moi-même. Mais super bien, tu vois, avec des justifications parfaitement ciselées et d’une manière tellement fine que toi et moi, on n’y verrait que du feu (surtout toi d’ailleurs, parce que moi, en toute honnêteté, si je gratte un peu la surface, le shinny vernis a tôt fait de s’écailler ^^).

Il n’en reste pas moins que je me (encore) bullshite sur pas mal de choses.

Est-ce que tu le fais aussi ?

Comment est-ce que tu t’ «arranges» avec ta réalité ?

Ton environnement ?

Tes relations avec les autres ?

Avec toi-même ?

Y a-t-il des choses qui te sont tellement insupportables que tu préfères te mentir en les ignorant ou en blâmant quelqu’un d’autre, par exemple ?

Quelle est ta relation avec le mensonge, la vérité et la réalité sur toi-même ?

Qu’est-ce que tu te racontes pour te faire « passer la pilule » ?

Bon, tu pourrais me rétorquer : c’est bien sympa Audrey, tes histoires de mensonges, mais on s’en fiche un peu, en fait. Tout le monde le fait plus ou moins, c’est humain, on ne va pas commencer à aller tout décortiquer dans les moindres détails, on n’est pas parfaits !

Ce à quoi je répondrais : bien sûr qu’on n’est pas parfaits et il ne s’agit pas ici de perfection, de faire « tout bien comme il faut », d’être conforme à des modèles de développement personnel supposés, car :

  1. On s’en fiche.
  2. La perfection n’existe pas.
  3. Aux dernières nouvelles, sauf erreur de ma part, nous ne sommes pas sur cette Terre pour être parfaits, mais pour être nous-mêmes et kiffer la vie, nan ? (Ou bien j’ai raté un épisode ? lol).

La cadeau caché derrière

homme plongeant très profondemment

Non, si je te dis d’aller visiter les recoins les moins explorés de toi-même, les moins évidents, là où tu te racontes d’immenses bobards, tellement gros qu’ils sont passés super bien et depuis tellement longtemps que tu as réussi à t’en convaincre totalement, c’est pour te donner la clé d’accès à un magnifique cadeau (ouais, je sais, ne me remercie pas ^^) :

Chaque fois que tu détectes un mensonge, tu vas expérimenter un vrai bon moment de passage à vide qui fait un poiiil grincer les dents et vriller l’amour-propre (la durée de ce moment dépend entièrement de toi ;-)).

Mais si tu passes ce moment d’inconfort et que tu regardes bien en face ce sur quoi tu t’es menti (peut-être depuis des années).

[Exemples :

  • tu es avec quelqu’un que tu aimes « bien », mais que tu n’aimes juste pas tout court
  • depuis toujours, tu blâmes quelqu’un pour une situation qui t’affecte, en te gardant bien de voir de quelle manière tu y as contribué (même inconsciemment)
  • tout le monde croit que tu adores la guitare alors que ton rêve secret a toujours été de jouer du piano
  • tu fais du yoga alors que tu voudrais mettre un tutu, mais tu as peur d’être ridicule
  • …]

Tu trouveras juste derrière une blessure que tu as voulu protéger et encore derrière, un besoin profond, essentiel de ton être, un réservoir qui est désespérément vide et qui occasionne cette blessure.

En arrêtant de te mentir, en respirant tranquillement face à l’image de ton mensonge et en te disant posément : « Tout va bien, c’est moi, je me suis raconté des bêtises en disant/pensant/faisant/croyant… X, ma réalité, c’est Y et c’est ok », tu pourras certes te sentir un peu merdique cinq minutes, mais derrière, cher.e ami.e, tu vas récupérer une énergie de malade, celle qui était mobilisée à maintenir ce mensonge depuis tout ce temps.

Tu le sentiras directement dans ton corps. Un espace qui se créé immédiatement, une respiration. Tu te sentiras plus grand.e, plus fort.e.

Pourquoi ?

Parce que tu auras repris la main. Repris ta responsabilité.

Et tu auras une chance de modifier le cours de ta vie, là où le mensonge te maintenait dans le statu quo.

Ton pouvoir de te remettre à jouer.

Mets en pratique

femme en train de plnger

Pose-toi la question de temps en temps quand tu es tranquillement installé.e avec toi-même : avec quoi est-ce que je m’arrange dans ma vie ? Sur quoi est-ce que je me mens ?

Attention, par définition, ce n’est pas facile d’être transparent, lucide et honnête avec soi-même et cela va sûrement te demander d’y revenir plusieurs fois, mais c’est ok.

Tu n’auras peut-être pas non plus la solution en claquant des doigts (pour solutionner un problème relationnel avec lequel tu t’arranges, par ex.), mais c’est ok aussi à ce stade car là n’est pas la question.

La question est d’arrêter de te raconter des salades et de te sentir grandir.

Te sentir prendre confiance en toi, en ta capacité de percevoir ta vie telle qu’elle est.

Ce qui est la première étape pour en reprendre les rênes (pas pour te transformer en un control freak de la vie, mais juste, s’éveiller à ce qui est et le goûter, le tester et choisir de le conserver en l’état ou poser des actions pour aller vers ce que nous voulons).

Percevoir ta vie telle qu’elle est.

Toi, tel.le que tu es.

  • Sans juger
  • Ni te blâmer
  • Sans avoir honte

(Il se pourrait bien que cela augmente drastiquement ton amour de toi-même au passage, mais j’dis ça, j’dis rien, tu verras par toi-même en le pratiquant régulièrement ;-). En effet, comment peux-tu t’aimer si tu te berces d’illusions, si tu occultes des pans entiers de toi-même et de ta vie parce qu’ils te font honte (voire horreur) ? Comment veux-tu être toi-même si tu en dissimules des parties ?)

Observe calmement.

femme observant une baleine

Observe.

Et réjouis-toi de voir les vraies couleurs de ta vie. Elles ne sont peut-être pas sur certains aspects aussi pailletées et flashy que tu le voudrais, mais souviens-toi : qui a dit que les paillettes étaient la norme ? Tes couleurs valent 1 milliard de fois mieux que les paillettes auxquelles tu aspires.

Parce que ce sont les tiennes.

Et SURTOUT, parce que les paillettes sont un concept.

Pas la réalité.

Et toi seul as le pouvoir de jouer avec tes couleurs (et éventuellement de les transformer en paillettes un jour si vraiment, tu y tiens beaucoup, mais tu auras probablement opté pour autre chose de plus réjouissant pour TOI d’ici là, crois-moi, car la réalité est beaucoup plus excitante que les paillettes).

Alors, contemple tes couleurs.

Celles que tu trouves magnifiques.

Celles que tu trouves horribles.

Ce sont les tiennes.

Et toutes ont leur place.

Et si tu as du mal à voir quoi que ce soit, que tu es dans la confusion et le manque de clarté, rappelle-toi que je suis là pour t’aider (les angles morts, c’est ma spécialité 😉

Je t’embrasse avec tendresse, ami.e humain.e imparfait et grandiose (et bienvenue au club).

Force et amour,


Audrey

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